LOUIS CAPART,
chanteur, Sénan de souche, est l’auteur de la célèbre chanson Marie-Jeanne-Gabrielle.
Cet hymne dédié à
l’île de Sein n’en finit pas de voyager à travers le monde, du Finistère à
Sydney, de Seattle à Saint-Pétersbourg.
De nombreuses tournées
dans une quinzaine de pays (Etats-Unis, Russie, Pays-Bas...) , un succès
permanent en Allemagne, cinq disques-compacts (Marie-Jeanne-Gabrielle,
Patience, Berlin, Rives gauches de
Bretagne et d’ailleurs, Héritage
sénan), un Grand Prix de l’Académie Charles Cros, un autre de la
Sacem, plusieurs programmations aux Fêtes de Cornouaille, d’autres au
Festival interceltique de Lorient et dans quelques grandes salles de
Bretagne ou de France (TLP-Déjazet, Printemps de Bourges) ont fait de la
carrière de Louis Capart, en dépit d’une étonnante discrétion médiatique,
l’une des plus riches de notre pays.
PAYS
DE BRETAGNE N° 21
Kaner, a orin euz enez Sun, Louis zo aozour ha kaner
ur son brudet-tre, Marie-Jeanne-Gabrielle, gouestlet d’an enezenn,
graet ganti tro ar bed meur a wech. Priz meur Akademiezh Charles Cros, priz
ar Sacem, abadennoù e Frañs hag en estrennbroioù, o deus graet brud Louis
Capart, daoust dezhañ chom pell euz ar mediaou en un doare iskiz awalc’h.
L'ASCENSION TRANQUILLE
DE
LOUIS
CAPART
Capart ne joue pas la carte de la nostalgie
façon Épinal. Ce qu’il chante est très contemporain, même si ses textes et
sa musique ont cette rondeur feutrée qui rappelle parfois Yves Duteil,
Frédérick Mey ou Maxime Le Forestier.
Sa force à lui, c’est un évident talent à marier
des histoires brèves et denses à des mélodies que l’on se surprend à
fredonner au second couplet
C’est aussi une voix étonnamment pure, à la
gravité chaude, qui dit l’amour et la tendresse, la colère et la mélancolie,
avec une sorte de perfection respectueuse. Ce sont encore des
accompagnements discrets, soulignant les textes sans jamais les envahir.
JEAN THEPHAINE -
Ouest-France
Le charme clair des arrangements,
la chaleureuse
précision de sa voix,
donnent à ses choix une saveur subtile,
un bonheur
printanier…
Le temps passe trop vite à cette fête fraternelle.
En réalisant ce
double album "Premières Chansons - L'intégrale", avec une "Face A"
florilège et une "Face B" exhaustive, LOUIS CAPART a choisi de satisfaire
les nouvelles générations de public en quête d'un "Best-of", sans décevoir
les fidèles de la première heure attachés à l'oeuvre sans restriction.
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Construit en chansons chapitres qui se
répondent en écho, Héritage sénan
est une œuvre totale, le poème symphonie d’une vie qui pèse ses ans. Quand
on ressent que les mots ont leur juste valeur, il ne faut pas craindre leur
emploi : Héritage sénan est un chef-d’œuvre.
Yannick
PELLETIER - Armor Magazine
Hymne et fidélité reconnaissante à l'Ile de
Sein, ma terre originelle, regards graves - mais jamais désespérés - sur nos
essentielles interrogations, hommage sans réserve à Léo Ferré, coups de
griffes en toutes directions... ce nouvel album, comme les précédents,
s'inscrit dans une appartenance indéfectible aux traditions orales et
littéraires de mes pays de naissance ou d'existence.
Il scelle mon attachement profond à l'esprit
de toutes mes vraies familles, dont celle des chanteurs à textes de
l'Hexagone ou francophones de Bretagne,
là où la voix populaire plébiscite toujours, au fil des temps et des modes
qui passent, les chansons de ceux dont on parle le moins en hauts lieux !
Du
"plus fragile des soupirs" à
"l'ombre hostile des forteresses", en
chants d'amour ou de résistance, l'ensemble de cet "Héritage" confirme mon refus des
normes en cours, d'un formatage aux scènes d'état ou aux spectacles festifs
de plein air. Par goût, par volonté, je rêve de voir renaître des circuits
d'expression pour notre "Chanson-mère", des réseaux professionnels
indépendants de théâtres ou de cabarets, que des directives officielles, des
subventions concurrentes et déloyales, ont fait disparaître. Trop
d'orientations lapidaires, écrèmant le savoir collectif, bradant notre
patrimoine, instaurent le concept unique d'un "vide-grenier" culturel, dont
profitent en priorité les responsables politiques les moins inventifs et les
brasseurs de bière industrielle !
Étrange démocratie que la nôtre, qui contraint à la
marge, l'anonymat et la
pauvreté, nombre de ses artistes populaires quand d'autres régimes, plus
"libéraux" ou résolument totalitaires, n'avaient pu réduire au silence les
voix des "folk-singers" contestataires ou des auteurs dissidents …
Heureusement, toutes les forteresses ne sont pas imprenables...